L’AFJ, membre actif du RAJ (Rassemblement des associations de journalistes)


Qu’est-ce que le « Rassemblement des associations de journalistes » ?

L’idée de créer un Rassemblement des associations de journalistes (RAJ) est né le 21 octobre dernier, à l’issue d’un débat organisé au PressClub à l’invitation du collectif de journalistes « ça presse ! » et qui a réuni 150 journalistes. Elle a été officialisée le 13 novembre lors d’une conférence de presse. L’AFJ a été parmi les premières associations à adhérer à ce mouvement et a contribué dès le départ aux réflexions et actions menées par le RAJ. Aujourd’hui, le RAJ comte 21 associations de journalistes et 23 clubs de la presse.

Cette initiative - inédite dans l’histoire de la presse - a d’abord eu pour objectif de porter, à l’occasion des Etats généraux de la presse écrite, une parole commune qui soit axée sur nos difficultés à exercer correctement notre métier et à produire une information de qualité. Le discours du RAJ ne se veut ni idéologique, ni politique mais pragmatique et factuel. Notre métier est bousculé jusque dans ses fondements. L’offre éditoriale n’est pas à la hauteur des attentes du public. Nous devons expliquer pourquoi, trouver des remèdes et éviter que les actions ne portent que sur des mesures économiques et industrielles.

Le pari du RAJ : réussir à décloisonner une profession foncièrement individualiste. Nous voulons réunir autour d’une même table des confrères de toutes les rubriques mais aussi de tous les métiers de la presse (rédacteurs, iconographes, photographes de presse, SR, maquettistes...), de Paris comme de province, titulaires ou pigistes.

A l’occasion des Etats généraux, le RAJ a élaboré des propositions sur quatre thèmes (voir sur le site du RAJ :
-  la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles
-  les droits d’auteur
-  les aides à la presse
-  la concentration et le pluralisme

Les Etats généraux de la presse écrite ont accouché d’un Livre vert, remis le 8 janvier au gouvernement. Le RAJ a étudié les 94 propositions émise par les quatre pôles des Etats généraux. Voici ses conclusions.

Avant le discours que le président de la République a prononcé le 23 janvier pour annoncer ses arbitrages, des Assises internationales du journalisme se sont tenues le 20 janvier et ont abouti à l’élaboration de 14 propositions qui ont été remises à Emmanuelle Mignon, conseillère de Nicolas Sarkozy en charge des Etats généraux (A lire ici).

Le discours de Nicolas Sarkozy, qui donne le ton du futur projet de loi sur la presse écrite à venir, s’est focalisé sur une série de mesures d’aides économiques, mais laisse de côté beaucoup d’attentes sur la déontologie et sur les conditions de travail des journalistes. Voici la réaction du Raj à ce discours.

Le RAJ a également réalisé trois films humoristiques-satiriques sur la fabrique de l’information au quotidien en mettant en scène une chef de rubrique, un photographe et une rédactrice pigiste (voir les vidéos).

Et maintenant ? Le RAJ mène une action conjointe avec certains syndicats pour se faire entendre des parlementaires à l’heure où la loi Hadopi, actuellement à l’Assemblée nationale, va statuer sur les droits d’auteurs des journalistes. Le RAJ défend l’application du texte dit du Blanc, préconisé dans le Livre vert des Etats généraux et repris dans le discours de Nicolas Sarkozy.

Le RAJ souhaite également être associé à l’élaboration du futur code de déontologie qui sera adossé au contrat de travail des journalistes et oeuvre dans ce sens auprès du gouvernement.

Le RAJ veut continuer à sensibiliser le public, le meilleur allié des journalistes. Après les vidéos, qui ont rencontré un succès certain, le rassemblement travaille sur d’autres vecteurs de sensibilisation.

Et toujours : porter la voix des journalistes de terrain en faisant remonter les expériences, les bonnes pratiques et les témoignages pour que la qualité de l’information ne soit pas enterrée au nom de la rentabilité économique.