Octobre 2002

 

Les premières camerawomen afghanes sur France Télévision

AINA, association fondée par le photo-reporter Reza œuvre pour le développement des médias indépendants en Afghanistan.

20 jeunes femmes afghanes ont ainsi décidé de participer au programme de formation au métier de JRI (journaliste Reporter d'Images) organisé par l'association Aïna. Un projet qui s'articule autour du thème " les femmes afghanes vues par des femmes afghanes ",: Elles ont ainsi suivi une formation théorique à la caméra et au reportage, suivies de sessions pratiques dans Kaboul où elles réalisent des sujets courts sur le thème de la condition féminine sous la direction de Brigitte Brault de France 3. Grâce à cette formation intensive, elles seront bientôt opérationnelles, que ce soit pour la télévision afghane, les équipes de télévision étrangères ou en indépendantes - en utilisant l'équipement du Centre des Médias et de la Culture de Kaboul d'Aïna.
Les organisateurs de cet ambitieux projet peuvent aujourd'hui se réjouir de voir leurs efforts récompensés : France 3 diffusera dans son journal national chaque soir pendant 4 jours un reportage tourné par les premières camerawomen afghanes de Kaboul. Les reportages seront diffusés entre le 14 et le 17 octobre. Chaque fois 2mn3O avec présentation d'une stagiaire en début de sujet. Les thèmes retenus : la
prison des femmes de Kaboul, les enfants des rues, un village au moment des
moissons et un mariage dans le Panjshir.

Dans la même veine, Aïna vient de lancer il y a quelques semaines un projet de formation des femmes au reportage photographique, sous la direction de Manoocher Deghati, photographe à l'AFP.

Contacts
AÏNA Paris (siege)
Anna NOWAK-RIVIERE : info@ainaworld.org
Tel : 01.42.03.64.23/ Mob : +33.6.71.00.82.88
Florent MILESI : mob : +33 6 63 28 00 90
Contact Kaboul
Brigitte BRAULT
ainaweb@inmarsat.francetelecom.fr

 


"Femmes et Observance dans le VIH", L'enquête IPPOTHES 2002 souligne la plus grande vulnérabilité des femmes (d'après AP)

Selon l'enquête "Femmes et observance dans le VIH", les femmes infectées par le virus du SIDA sont plus fréquemment en situation de précarité et de vulnérabilité que la population générale française. Réalisée par le groupe d'experts IPPOTHES avec notamment le soutien de la Direction générale de la santé cette étude regroupe 668 femmes. Différents facteurs constituent des obstacles à l'observance: l'absence de logement stable, un faible niveau de revenus, le chômage, la dépression, le tabagisme, l'alcoolisme, l'usage de stupéfiants ou encore les enfants, quel que soit leur nombre, et qu'ils soient à charge ou non. Par ailleurs, les contraintes liées au traitement, les effets indésirables des médicaments, le manque de confiance dans le médecin et la mauvaise connaissance de la maladie sont autant de facteurs associés qui aggravent la difficulté à suivre le traitement. En France, les femmes atteintes de SIDA ont en moyenne 39 ans, 58% vivent seules, 52% sont sans travail, 42% sont d'origine étrangère et 36% sont en situation de précarité financière. Un tiers sont dépressives, 11% ont déjà été hospitalisées dans une unité psychiatrique (contre 2% de la population générale), 28% sont ou ont été toxicomanes et 5% n'ont pas de logement stable.


Balkany-Socialistes : même combat en matière d'injures sexistes !

Le 15 septembre, sur le marché de Levallois-Perret, durant la campagne des municipales qui faisait suite à l'invalidation par le Conseil d'Etat de l'élection de Patrick Balkany, la candidate verte, Dominique Cloarec, deuxième sur la liste "Levallois Autrement" conduite par la socialiste Elisabeth Gourevitch, a fait l'objet d'insultes d'une charmante délicatesse "Salope, va te faire niquer". Lors d'un conseil municipal au mois de mars des partisans de Balkany lui avait déjà lancé : "Retourne à ta cuisine, salope !" . Ils ont dorénavant trouvé le soutien des socialistes qui ont, quant à eux, invité la candidate à aller "se faire foutre".

Un plan d'actions pour combattre les violences contre les femmes en Afrique de l'Ouest

Faut-il le rappeler ? En Afrique de l'Ouest, la femme est victime de la violence sous toutes ses formes : coups et blessures, mutilations génitales féminines, viols, mariage forcé ou précoce, lévirat, violences domestiques et psychologiques ainsi que les intimidations des enseignants sur les jeunes filles à l'école.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 132 millions de filles et de femmes dans 28 pays africains ont subi des mutilations génitales féminines et deux millions de filles risquent d'être exposées à de tels actes de violences chaque année. Ainsi, au Burkina, plus de 66 % des femmes ont été excisées et ce chiffre atteint 80 % en Mauritanie.
Si les mutilations génitales féminines ainsi que d'autres formes de violences comme le mariage forcé ne sont plus un sujet tabou et ont tendance à reculer en Guinée grâce à la sensibilisation, les cas de viols de femmes et de mineures par des délinquants sont en recrudescence.
Des associations gouvernementales et non gouvernementales de sept pays d'Afrique de l'ouest ont ainsi décidé de réagir en adoptant, à Ouagadougou, un plan d'actions pour combattre les violences contre les femmes. Les 40 participants, venus de Guinée, de Sierra Léone, de Mauritanie, du Sénégal, du Mali, du Tchad et du Burkina veulent mettre, au centre de leur plan d'actions, la sensibilisation des hommes mais aussi la culture et les traditions qui contribuent à donner aux femmes un statut inférieur. En effet l'éducation des enfants sous-tend le plus souvent que la femme est au service de l'homme et les chefs coutumiers et religieux défendent certaines croyances religieuses et culturelles qui prônent la domination des hommes sur les femmes
Il a donc été demandé l'insertion des principales formes de violences contre les femmes dans les manuels scolaires et dans les programmes de formation des personnels de santé. Les participants ont aussi décidé d'intégrer les chefs coutumiers et religieux à leur plan d'action Selon Djanabou Mahonde, responsable d'un programme ''genre'' en Sierra Léone, pays où quantité de femmes ont particulièrement subi les violences de la guerre civile, elles ont besoin du soutien des chefs coutumiers pour une prise en charge psychologique afin de les aider à réintégrer leur communauté
Les participants ont aussi souligné l'importance du développement de l'information et le grand rôle qu'ont à jouer les médias pour les actions à mener. En effet, les associations présentes sur le terrain soulignent toutes qu'il existe des lois protégeant les femmes mais que la plupart d'entre elles en méconnaissent l'existence. Il y a donc un gros travail de sensibilisation à fournir afin que la législation en la matière puisse devenir réellement effective.

Dans le plan d'actions, il est prévu des recherches sur les différentes religions, mais aussi des actions de formation pour les femmes analphabètes sur le contenu réel des livres saints par rapport à certaines formes de violences imputées aux croyances religieuses.

Source : Inter Press Service (IPS), Agence de Presse du Tiers Monde - Brahima Ouedraogo


Rencontre avec le RAJFIRE

Le Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées vous invite à la soirée "Solidarité sans papières", avec témoignages, informations, débat, vidéos et buffet.
Le rendez-vous est vendredi 11 octobre à 19 h à la Maison des femmes, 163 rue de Charenton 75012 Paris

RAJFIRE
Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées
c/o Maison des femmes, 163 rue de Charenton, 75012 Paris
site internet :http://maisondesfemmes.free.fr/rajfire.htm
Permanences : 2ème et 4ème mardi 16h30-2Oh à la Maison des femmes
tel : 01 43 43 41 13
mail : rajfire@wanadoo.fr


L'événement, La femme gelée ou l'apprentissage d'une vie

Jeanne Champagne met en scène ces textes d'Annie Ernaux au Théâtre du Chaudron (12e arrt) du 27 septembre au 10 novembre 2002.
L'événement raconte l'éveil à la sexualité d'une jeune fille confrontée par la suite à l'expérience de l'avortement au cœur des années soixante. Cette pièce se prolonge logiquement par une deuxième La femme gelée où la vision d'un mariage d'amour laisse place peu à peu à la lourde réalité du quotidien et de la condition de femme.

Jeanne Champagne cherche au travers de ces pièces à provoquer des échanges entre les générations afin de réfléchir à un " apprentissage de la vie " . C'est ainsi qu'elle a mis en scène avec des adolescents les textes de Jules Vallès, L'enfant, Le bachelier, L'insurgé, essayant de répondre aux questionnements des jeunes générations relatifs à la construction de soi, au devenir des êtres face à leurs expériences et leur histoire. Les Lettres à Jules ont ainsi donné lieu à 300 représentations devant plus de 60000 spectateurs.
Aujourd'hui elle a choisi de cibler son travail sur l'existence de femme en s'appuyant sur les textes d'Annie Ernaux, témoignages d'expériences où l'on se retrouve toutes un peu, voire même beaucoup...


Pour que les spectateurs ne restent pas seuls face à leurs réflexions issues de ces pièces, un débat est organisé le samedi 12 octobre 2002 à 14h00 " la loi et les mœurs aujourd'hui " afin de s'interroger sur le gouffre qui existe entre les législations reconnaissant l'égalité des sexes et la réalité sur le terrain. Ce débat sera animé par Laure Adler et interviendront : Geneviève Fraisse (afjiste), Joëlle Brunerie-Kauffmann, Véronique Nahoum-Grappe, Fadela Amara ainsi que de nombreuses associations.

Théâtre du Chaudron-Cartoucherie Route du Champ de Manœuvres 75012 Paris
M° Château de Vincennes, navette gratuite cartoucherie, bus 112
Réservations : 01 43 28 97 04
Renseignements : Compagnie Théâtre-Ecoute 01 46 55 63 63
e-mail : theatre.ecoute@club-internet.fr